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Ce blog, public, contient des billets d'humeur, en général relatifs aux péripéties de l'actualité politique hexagonale, sans périodicité régulière.

Un prix Nobel "français" ?

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Cocorico ! Une française obtient le prix Nobel. Française, certes. Mais sa recherche ?

Tous nos édiles vantent l’excellence de la recherche française, qui vient d’être reconnue par un nouveau prix Nobel. Pourtant la récipiendaire, qui a certes fait en France de brillantes études, à conduit toute sa carrière de chercheuse à l’étranger et dernièrement à l’institut Max Planck. Pourquoi pas au CNRS ?

La recherche publique Française, comme l'hôpital ou l'enseignement, est totalement corsetée par le statut de la fonction publique :

  • tout le monde pareil et à l'ancienneté ;
  • interdiction de la sélection et de la promotion au mérite ;
  • haine du secteur privé.

Le CNRS et l'institut Max Planck, où travaille notre dernière Nobel "française" comptent le même nombre d'anciens prix Nobel (20), tous les deux bénéficient de financements publics, mais l'un semble dynamique, attractif pour les chercheurs nationaux et étrangers alors que l'autre semble se perdre dans des différents politiques et disperser ses moyens pour atténuer les rivalités.

On peut se lamenter en permanence en psalmodiant "égalité, égalité... ". Mais les talents, la détermination et la chance sont divers et la recherche est un milieux férocement concurrentiel.

Il faut :

  • concentrer les moyens sur les chercheurs les plus prometteurs,
  • les rémunérer de manière compétitive,
  • leur fournir des moyens de pointe  
  • les laisser constituer leurs équipes.

Mais le statut de la fonction publique et nos démons culturels hexagonaux interdisent une telle démarche, même si ici ou là avec des "instituts" et des "fondations" on bricole pour être efficace et attractif quand même.

Chercheurs, enseignants et infirmières, même combat : Quand accepterons nous de laisser l'offre et la demande, la reconnaissance du mérite jouer dans leur recrutement et l'évolution de leurs carrières ? D'écarter les médiocres et les désenchantés, pour qu'ils puissent se ressourcer dans des activités nouvelles ? Dans cet environnement la qualité persistante de leurs contributions, leur dévouement, relèvent du miracle.

Dont acte et qu'ils en soient ici remerciés. Mais combien de temps encore avant que l'immeuble s'écroule sur nos têtes ? A un certain moment la régression devient irrécupérable.

Mots-clés: corporatisme, fonction publique, Moyens, Ecole

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